Actualités : aujourd'hui en France et dans notre
entreprise
Licenciement d’un
travailleur handicapé : attention à la discrimination Jeudi 13 Septembre
2007
L’employeur occupant au moins
vingt salariés est tenu d’employer, à temps plein ou à temps partiel, des travailleurs
handicapés ou des mutilés de guerre à hauteur de 6% de l’effectif total des
salariés. L’embauche d’une personne handicapée implique l’obligation pour
l’employeur de prendre des mesures appropriées pour permettre au salarié
d’accéder à un poste de travail et de le conserver. L’employeur doit alors tenir
compte des prescriptions de la Commission des Droits et de l'Autonomie des
Personnes Handicapées (CDAPH, anciennement la COTOREP) et des contre-indications
de la médecine du travail pour aménager le temps, le lieu et le poste de travail
du salarié handicapé (article L.
323-9-1 du Code du
travail).
Toutefois, l’employeur peut-il se prévaloir des contraintes
liées aux prescriptions et contre-indications ordonnées par le médecin du
travail pour licencier un salarié handicapé ?
L’histoire
:
Une salariée handicapée a été déclarée apte par le médecin du
travail, mais avec aménagement des horaires de travail et avec des
contre-indications quant à l’exécution de certaines tâches professionnelles.
Elle a été licenciée. La lettre de licenciement notifiait, d’une part, les
difficultés qu’éprouvait l’employeur pour l’affecter à un poste compatible avec
les contre-indications et les besoins de l’entreprise. D'autre part, la lettre
mentionnait le manque de performance et le retard dans la prise de poste ayant
entraîné des dysfonctionnements préjudiciables dans l’organisation de la
production. Estimant avoir été licenciée en raison de son handicap, la
salariée a saisi le Conseil de prud’hommes.
Ce
que disent les juges :
Les juges ont constaté que la
désorganisation de l’entreprise, invoquée dans la lettre de licenciement,
était la conséquence des difficultés liées à l’affectation de la
salariée handicapée à un poste de travail. Dès lors, les juges ont
considéré que la salariée handicapée a été licenciée en raison de son état de
santé. Seule son inaptitude
constatée par le médecin du travail aurait autorisé son licenciement. Par
conséquent, l’employeur a commis une discrimination.
Ce
qu’il faut retenir :
L’employeur
ne peut se prévaloir des contraintes qu’il subit du fait de l’employabilité
limitée d’un salarié handicapé pour le licencier.
A
moins que le salarié ne soit déclaré inapte par le médecin du travail,
l’employeur ne peut le licencier en raison notamment de son état de santé ou de
son handicap. Dans le cas contraire, le licenciement est discriminatoire et
nul.
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Travail et handicap, c’est
possible le 13/09/07
La loi crée l’obligation pour les partenaires sociaux de négocier
les mesures propres à l’emploi des travailleurs en situation de handicap. Cette
négociation doit intervenir tous les trois ans au niveau des branches et tous
les ans dans les entreprises.
L’UNSA, signataire déjà de nombreux
accords, estime que les accords doivent aller au-delà des déclarations
d’intention et comporter des mesures engageant l’entreprise ou les fonctions
publiques.
Cela doit se traduire par une politique volontariste
d’embauche d’une population trois fois plus touchée par le chômage que la
population valide.
Beaucoup de préjugés doivent être levés. Seules des
concertations volontaristes entre tous les acteurs feront évoluer les
mentalités, les attitudes, les comportements et les représentations socio
culturelles. Chaque travailleur en situation de handicap est un citoyen
à part entière. Son emploi est un enrichissement pour l’entreprise et la
société.
L’UNSA estime que tout salarié en situation de handicap doit
bénéficier des mêmes droits qu’un salarié ordinaire en matière de recrutement,
de formation professionnelle, de déroulement de carrière, de maintien dans
l’emploi.
De plus, des dispositions particulières sont à prévoir dans le
cadre du recrutement, de l’accueil, de l’accompagnement et de l’intégration dans
une équipe, pour l’aménagement des locaux et des postes de
travail.
L’UNSA sera très vigilante sur tous ces points au cours des
négociations dans les différentes instances représentatives du personnel. Les négociations débutent dès cette semaine au sein de Generali, nous vous tiendrons informés .
L’UNSA a doté tous ses militants d’un protocole d’accord-type afin de
prendre en compte l’ensemble des dispositions à mettre en
œuvre.
L' employeur doit prendre en charge les frais de justice exposés
pour la défense d'un de ses salariés dans un contentieux pénal dont l'objet est
lié à l'exercice de ses fonctions. le 13/09/07
M.X..., agent producteur salarié pour la compagnie d'assurances
Axa, fait l'objet d'une plainte en faux en écritures déposée par un client
auquel la compagnie avait refusé la prise en charge d'un sinistre.
Mis en
examen, le salarié bénéficie d'un non-lieu.
Or, un procès coûte
cher.
Ayant agi dans le cadre de ses fonctions, l'agent producteur estime que
son employeur devrait l'assister et prendre en charge les frais exposés pour sa
défense dans la procédure pénale.
Ce que refuse Axa refuse qui estime que le
salarié disposait d'un recours pour dénonciation calomnieuse contre l'auteur de
la plainte.
Qu'à cela ne tienne, M. X... estimant qu'Axa se montre déloyal,
porte l'affaire jusqu'à la chambre sociale de la cour de cassation, qui, pour la
première fois à notre connaissance, estime que l'employeur doit garantir ses
salariés à raison des actes ou faits qu’ils passent ou accomplissent en
exécution du contrat de travail :" Qu’en statuant ainsi alors qu’investi par la
loi du pouvoir de direction et de contrôle des salariés placés sous sa
subordination juridique, l’employeur est tenu de garantir ceux-ci à raison des
actes ou faits qu’ils passent ou accomplissent en exécution du contrat de
travail et qu’il résultait de ses constatations que le salarié avait dû assurer
sa défense à un contentieux pénal dont l’objet était lié à l’exercice de ses
fonctions, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;" ( Cass.soc., 18
octobre 2006 )
Selon l'article 1135 du code civil, les conventions
obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toute les suites
que l'équité, l’usage ou la loi donnent à l'obligation d'après sa nature. Il
s'ensuit que l'employeur, investi par la loi du pouvoir de direction et de
contrôle des salariés placés sous sa subordination juridique, est tenu de
garantir ceux-ci à raison des actes ou faits qu'il passent ou accomplissent en
exécution du contrat de travail .
Viole ce texte ainsi que l'article L. 121.1
du code du travail, la cour d'appel qui déboute un salarié de sa demande de
dommages-intérêts, comprenant le remboursement des frais engagés dans une
procédure pénale suivie contre lui sur la plainte d'un client de l'employeur et
clôturée par une décision de non-lieu, alors qu'elle avait constaté que le
salarié avait dû assurer sa défense à un contentieux pénal dont l'objet était
lié à l'exercice de ses fonctions.
Pas de
déclassement sans étude de reclassement
! le 11/09/07
Un chef d'agence est licencié pour motif économique en raison de
la suppression de son poste consécutive à la restructuration de l'activité
commerciale de l'entreprise. L’employeur propose au salarié un reclassement dans
un emploi de qualification inférieure qu’il refuse.
A juste titre pour la
cour de cassation, il fallait rechercher dans le groupe si des emplois
disponibles correspondaient à la qualification et aux compétences du salarié
avant de notifier le licenciement « Mais
attendu que la cour d'appel, qui n'était pas tenue de s'expliquer sur des
éléments qu'elle avait décidé d'écarter, a, par une appréciation souveraine des
faits et des preuves soumis à son examen, estimé que l'employeur qui avait
proposé au salarié un reclassement dans un emploi de qualification inférieure,
que celui-ci était en droit de refuser, sans avoir recherché s'il existait dans
les entreprises du groupe mentionné par les conclusions de la société Abel
Guillemot, des emplois disponibles correspondant à la qualification et aux
compétences du salarié, a pu décider que l'employeur n'avait pas satisfait à son
obligation de reclassement ; qu'elle a ainsi, abstraction faite des motifs
surabondants critiqués par les quatre premières branches du moyen, légalement
justifié sa décision » ( Cass.soc., N°04-43763, 13 septembre 2006 )
Assurance – Mise à la retraite : l'employeur peut mettre à la
retraite un salarié à un âge situé dans la période d'anticipation de la
retraite - le 10/09/07
Un directeur de la réassurance est mis à la retraite le 19 février
1997 avec effet au 31 août 1997, dans sa soixante troisième année.
Ce qu’il
conteste, car selon lui, seul le salarié peut solliciter une mise à la retraite
anticipée, l'employeur ne pouvant mettre un salarié avant l'âge dit "normal",
fixé à 65 ans.
Dans la mesure ou le salarié peut prétendre à une retraite à
taux plein, il peut être mis à la retraite avant 65 ans : « Attendu, ensuite, que, selon l'article 8 b) 2 de l'accord du
3 mars 1993 relatif aux cadres de direction des sociétés d'assurances,
l'employeur peut mettre à la retraite un salarié à un âge situé dans la période
d'anticipation de la retraite qui, selon l'article 4 de l'annexe II à l'accord
du 28 décembre 1995, s'étend aux cinq années précédant l'âge de soixante-cinq
ans ; Et attendu que la cour d'appel qui a constaté que les conditions prévues
par l'article L. 122-14-13, alinéa 3, du code du travail, dans sa rédaction
alors en vigueur, étaient réunies dès lors que M. X... pouvait bénéficier d'une
pension de vieillesse au taux plein et qu'il avait été mis à la retraite à l'âge
de soixante-trois ans, ce dont il résulte qu'il remplissait la condition d'âge
prévue par l'accord collectif applicable, a exactement décidé que cette mise à
la retraite qui était régulière ne constituait pas un licenciement ; » (
Cass.soc., N° 04-45828, 13 septembre 2006 )
Conférence sur les conditions de travail, l’Unsa fait
huit propositions - 03/09/2007
Pour l’Unsa, la
question des conditions de travail concerne tous les salariés du public comme du
privé car il s’agit de leur santé dans le cadre des relations de travail. Il
faut faire de l’amélioration des conditions de travail une grande cause
nationale.
L’Unsa partage le
constat de nombreux experts sur l’aggravation des conditions de travail
actuelles qui engendre des maladies professionnelles et des troubles
musculo-squelettiques et psychologiques.
L’Unsa rappelle que,
dans une situation de chômage et de précarité, de nombreux salariés acceptent
des conditions de travail nuisant à leur santé mentale et physique pour garder
leur emploi.
Sollicitée par le
gouvernement à propos de la conférence sur les conditions de travail, mais ne
pouvant assister aux réunions plénières à cause des règles de représentativité
actuelles, l’Unsa fait des propositions qu’elle rend publiques
:Pour l’Unsa, la
priorité doit être donnée à la prévention. Sur ce sujet un consensus entre
employeurs et organisations syndicales doit être trouvé. La santé au travail est
un droit, c’est aussi un enjeu de la bonne performance des entreprises.
- Des statistiques et des indicateurs
fiables doivent être mis en place pour avoir une meilleure information sur le
sujet.
- Tous les salariés doivent recevoir
une information et une formation concernant les risques que le travail fait
courir à leur santé.
- Tous les élus des salariés doivent
être formés correctement et avoir tous les éléments pour réaliser leur mission
d’expertise.
- Les textes réglementaires existent,
ils doivent être appliqués et les employeurs qui ne la respectent pas doivent
être sanctionnés.
- Une véritable médecine du travail
pour tous doit être instaurée indépendante des entreprises.
- Tous les salariés, quelle que soit
la taille de l’entreprise doivent avoir la possibilité de bénéficier d’un
CHSCT.
- Les tarifications des cotisations
accident du travail, maladie professionnelle et leurs modulations doivent être
transparentes.
- Les accords européens doivent être
impérativement transcrits dans le droit français.
L’UNSA est déjà
engagée avec ses syndicats, ses fédérations, ses élus CHSCT dans des actions
concrètes dans ce domaine.
Communiqué de presse
du 3 septembre 2007
Déclaration d’Alain Olive, Secrétaire Général de l’Unsa
: La rentrée de toutes les réformes - 30/08/2007
Certaines ont déjà
passé la rampe du Parlement :
·
c’est la loi
« travail, emploi et pouvoir d’achat » qui instaure notamment une
défiscalisation des heures supplémentaires ;
·
c’est la loi-cadre
sur le service minimum, ce sont les peines planchers pour les récidivistes et la
justice des mineurs ;
·
c’est la réforme des
universités.
Nous avons dit avant
l’été ce que nous pensions de ces mesures. Celle concernant par exemple le
fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » est fondée sur un pari : que
les entreprises proposent plus de travail à leurs salariés. Car ces derniers ne
feront des heures supplémentaires, et donc n’augmenteront leur salaire, que si
leur employeur le leur propose. Jusqu’à preuve du contraire, les salariés ne
peuvent décider eux-mêmes du contingent des heures supplémentaires qu’ils
veulent effectuer. Or, vu les prévisions de croissance, il n’est pas certain que
les entreprises soient en capacité d’augmenter leur charge de travail. Le pari
est donc loin d’être gagné.
Beaucoup d’autres
réformes tout aussi importantes sont devant nous. Elles concernent notamment la
fonction publique, le marché du travail, la réforme de la démocratie sociale, de
la formation professionnelle, le pouvoir d’achat, le financement de notre
système de protection sociale assurance-maladie et
retraite.
Président de la
République et Premier ministre en tête veulent des résultats rapides sur la
plupart de ces sujets, pour la fin de l’année 2007. C’est donc un marathon de
six mois qui s’engage et qui risque de provoquer en cette rentrée un
embouteillage de réunions. Entre les trois conférences tripartites sur les
conditions de travail, l’égalité professionnelle et le pouvoir d’achat, les
quatre conférences annoncées sur la fonction publique, les négociations
syndicats-patronat sur le contrat unique,la fusion
ANPE-UNEDIC, la sécurisation des parcours professionnels et la
démocratie sociale sans parler du Grenelle de l’environnement, certains ne
sauront plus où donner dela
tête. L’important toutefois sera pour nous, syndicalistes, de
ne pas la perdre et de bien distinguer dans cette activité vibrionnante le
principal de l’accessoire.
Nous serons bien sûr
très attentifs aux négociations qui vont commencer en septembre entre cinq
confédérations et le Medef sur la réforme du marché du travail et la démocratie
sociale. Le projet est ambitieux et cela d’autant plus que le Président de la
République et le Gouvernement demandent aux négociateurs une obligation de
résultats, faute de quoi ils reprendraient la main début 2008 pour imposer leurs
vues si aucun accord n’était conclu.
Autant dire que le
Medef et certaines confédérations jouent sur cette négociation leur crédibilité.
L’UNSA n’y ayant pas été conviée, raison de plus pour donner notre
avis.
Oui nous sommes
favorables à une fusion ANPE-UNEDIC qui devra déboucher vers un meilleur
accompagnement des chômeurs vers l’emploi. Pour nous, ce qui est essentiel ce
n’est pas que la gestion des moyens et des fonds reste aux partenaires sociaux,
mais que le système améliore son efficacité pour le plus grand bien des
demandeurs d’emploi et qu’on en finisse enfin avec le parcours du combattant
imposé aux chômeurs.
Oui nous sommes
favorables à une refonte complète de notre système de formation professionnelle
et avons applaudi des deux mains le rapport du Sénat dévoilé en juillet.
Celui-ci reprend d’ailleurs un nombre important de nos propositions dont celle
d’un droit à la formation en partie attaché à la personne et non plus seulement
à l’emploi qui se traduirait par l’instauration d’un compte épargne formation.
Il est vrai que dans ce dossier, contrairement à d’autres, nos intérêts sont
exclusivement centrés autour des salariés, des chômeurs et d’eux
seuls.
Quant à la
démocratie sociale, nous risquons d’assister à une vraie mascarade tant il
paraît vain de demander à ceux qui profitent à fond du système de le réformer
dans le sens d’une plus grande transparence et d’une plus forte légitimité. En
cas d’échec, il ne restera plus alors au Président de la République qu’à honorer
la promesse de sa campagne électorale et permettre à tous les syndicats
légalement constitués de se présenter au premier tour des élections
professionnelles, ce que nous demandons depuis bien
longtemps.
Dans d’autres
domaines, nous avons déjà dit notre opposition à l’instauration de toute
franchise pour financer l’assurance-maladie ; nous avons également dénoncé la
suppression de postes de fonctionnaires en général et celle qui frappe durement
l’Éducation Nationale en particulier.
Va-t-on, comme dans
certains pays européens, créer des agences de service public animées par des
personnels de droit privé ou adapter notre fonction publique aux nouvelles
tâches qui lui incombent ?
Va-t-on traiter les
problèmes de cette nature sous le seul angle budgétaire au risque de s’enfermer
dans une logique malthusienne en terme de personnels qui s’avérerait
catastrophique à terme ?
Notre réponse est
connue : nous sommes favorables à une profonde modernisation de notre fonction
publique qui ne peut avoir comme préalable une diminution drastique des postes
sans s’interroger sur le périmètre des missions.
L’UNSA sera présente
sur tous les dossiers et fera entendre sa voix au vu des propositions qui sont
les nôtres, que nous avons largement développées pendant la campagne électorale
dans notre document de proposition : « Être acteur du débat
démocratique. »
Toutes ces questions
subiront cependant l’ombre portée de la question salariale. Si le pouvoir
d’achat continue à se détériorer malgré la défiscalisation des heures
supplémentaires, si les salaires continuent à stagner, si la confiance dans les
indices des prix publiés par l’INSEE n’est pas rétablie très vite, le débat sur
les réformes en sera d’autant compliqué. Ce thème du pouvoir d’achat sera au
centre des discussions que nous aurons avec la ministre de l’emploi, Christine
Lagarde, que nous allons rencontrer courant septembre.
Voilà pour toutes et
tous une rentrée tambour battant que nous abordons avec une très grande
détermination.
Communiqué de presse
du 30 Août 2007
La stratégie du
Président de la République, Nicolas Sarkozy, est désormais connue : elle
consiste à engager de front et rapidement toutes les réformes annoncées pendant
la campagne électorale.
Suicide au travail : le risque judiciaire plane -
27/08/2007
Après enquête des services de la sécurité sociale, les suicides
sur le lieu de travail sont le plus souvent qualifiés d'accident du travail. Les
rentes versées aux ayants droits coûtent cher aux entreprises mais, dans le
contexte actuel, elles sont aussi exposées à un risque pénal. L'inspection du
travail, la police ou encore les cabinets d'expertises, missionnés par les élus
du personnel, conduisent leurs propres enquêtes. Les procureurs pourraient
considérer, sur la base de tous ces éléments, que certains suicides résultent
d'un harcèlement de la hiérarchie.
Lire la suite de l’article sur le site de
Novethic.com
Les entreprises obligées de fournir les notations et les évaluations annuelles
aux salariés - le 1er juin 2007
Les salariés peuvent exiger la communication de leur
notation annuelle et de leurs évaluations. Ces données sont communicables aux
salariés dès lors qu’elles influent sur leur rémunération ou leurs promotions.
C’est ce qu’affirme la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) dans
un communiqué publié sur son site.
La loi, l’administration et le Juge plaident pour la
transparence - le 1er juin 2007
Cette décision, qui a force légale, permet aux
salariés de disposer des informations les concernant. La CNIL s’appuie, dans sa
décision sur l’article 39 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004. Il
autorise le salarié à demander une copie du document comportant ces données
d’évaluation. La Direction des relations du travail (circulaire n°93-10 du 15
mars 1993, Ministère de l’emploi) souligne que l’article L. 121-7 du Code du
travail oblige l’employeur à la transparence en matière d’évaluation
professionnelle. Même la Cour de cassation, la plus haute juridiction française,
considère que la non-communication de sa fiche de notation à un salarié
constitue une discrimination interdite (Cass. soc., 23 octobre 2001, pourvoi
n° 99-44215).
Les DRH condamnés- le 1er juin 2007
La CNIL veut protéger le salarié en lui donnant
droit d’accès aux documents le concernant. Elle condamne les pratiques des
entreprises. « Les données d’évaluation professionnelle des salariés sont
généralement considérées par les responsables des ressources humaines comme des
informations sensibles et, dès lors, confidentielles. Cette confidentialité est
parfois opposée au salarié qui souhaite accéder à son dossier en invoquant la
loi informatique et libertés », remarque la CNIL dans son communiqué.
Cette décision a été prise lors de la séance
plénière du 8 mars de la CNIL. Celle-ci examinait des plaintes dirigées à
l’encontre d’une grande entreprise internationale qui avait refusé de
communication à ses cadres de leur « classement » (ranking) et de leur
« potentiel de carrière » précis.
Modification de la durée du congé maternité vendredi 1er juin 2007,
La loi n°2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de
l’enfance assouplit les modalités du congé maternité en offrant la possibilité à la salariée de reporter une partie de son congé
prénatal après l’accouchement dans la limite de 3 semaines. Ce report
s’effectue sur demande de la salariée, sous réserve d’un avis favorable du
médecin suivant sa grossesse, l’employeur ne peut ni le
refuser, ni l’imposer. En cas d’arrêt de travail pendant la période
prénatale dont le report a été demandé, le congé prénatal commence à partir du
1er jour d’arrêt, réduisant d’autant la période reportée.Ex : une salariée dont le congé maternité commence le 10 juin 2007
demande 20 jours de report de ce congé après l’accouchement, soit un début de
congé le 30 juin 2007. Elle est en arrêt de travail le 20 juin 2007. Son congé
maternité commence dès le 1er jour d’arrêt (soit le 20 juin 2007) et la durée de
son report de congé après l’accouchement sera donc réduite à 10 jours
L’UNSA reçue chez le ministre Xavier Bertrand - jeudi 31 mai 2007
Une délégation de l’UNSA, conduite par son secrétaire général
Alain Olive, sera reçue par le ministre Xavier Bertrand, au ministère du
Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, 127, rue de Grenelle le
lundi 4 juin à 9h.
Une communication par SMS est une preuve admise en justice mardi 29 mai 2007,
On sait que l’enregistrement d’une conversation téléphonique
privée, effectué à l’insu de l’auteur des propos invoqués, est un procédé
déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue. S’agissant de
l’envoi d’une communication par messages écrits téléphonique adressés dits SMS,
constaté par huissier, la Cour de cassation décide de ne pas le soumettre au
même régime juridique.
En effet, dans un arrêt du 23 mai 2007, la chambre sociale de la
Cour de cassation statuant sur l’admission, en tant que preuve, d’un message SMS
dans le cadre d’une procédure en contestation de licenciement et d’une plainte
pour harcèlement sexuel, a estimé que de tels messages pouvaient servir de base
à une preuve admissible. En conséquence, le destinataire d’un message SMS peut
utiliser celui-ci en justice comme preuve pour appuyer sa réclamation, car
l’auteur du message ne peut ignorer le fait que le message est enregistré par
l’appareil récepteur.
"Si l’enregistrement d’une conversation téléphonique privée,
effectué à l’insu de l’auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal
rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue, il n’en est pas de même
de l’utilisation par le destinataire des messages écrits téléphoniquement
adressés, dits SMS, dont l’auteur ne peut ignorer qu’ils sont enregistrés par
l’appareil récepteur".
En l’espèce, le juge du fond avait retenu que la faute grave
invoquée par l’employeur à l’appui du licenciement, n’avait suscité aucune
remarque de la part de l’employeur au moment des faits et que dès lors celle-ci
ne pouvait pas être admise. Il avait aussi constaté que les pressions de
l’employeur s’étaient traduites par un état dépressif de la salariée, que
celle-ci avait été privée de son bureau et que le harcèlement, notamment établi
par les SMS, avait eu des conséquences sur les conditions de travail de la
salariée et son état de santé. Dès lors il a retenu la qualification de
harcèlement sexuel et alloué des dommages et intérêts à la salariée.
Législatif : une nouvelle loi pour
assouplir la prise de congé maternité - 01/03/2007
Les dispositions de son article 20 assouplissent les modalités du congé maternité. Elles permettent désormais aux futures mères de prendre ce congé comme elles le souhaitent autour de la naissance. Jusqu’alors, la durée du congé était de 6 semaines avant la naissance et 10 semaines après pour le premier et le second enfant et de 8 semaines avant la naissance et 18 semaines après à partir du 3ème enfant.
Désormais la future maman pourra réduire le congé prénatal jusqu’à 3 semaines et allonger le congé postnatal jusqu’à 13 semaines pour le premier ou le second enfant. Ces délais sont portés à 5 semaines et 21 semaines à partir du 3ème. Cet article précise également que si la salariée a reporté une partie du congé prénatal et qu’elle se retrouve en arrêt de travail avant l’accouchement, le report est annulé. Le congé maternité est alors décompté à partir du 1er jour de l’arrêt de travail et la période initialement reportée est réduite d’autant.
L’Assemblée Nationale a adopté la loi « réformant la protection de l’enfance » le 22 février.
Délocalisation: AIG Europe signe un contrat
de gestion déléguée avec Accenture 18/01/2007
Décidément, la Roumanie a la cote auprès des courtiers et
des assureurs ! Après la décision d'Aon France d'y implanter une partie de sa
gestion en assurances de personnes, c'est au tour d'AIG Europe d'y envoyer les
services de souscription, d'indemnisation et d'administration d'une partie de
ses polices, en l'occurrence celles à destination des PME qui seront gérées
depuis une plate-forme informatique d'Accenture. « Notre centre de services de
Bucarest fournira à AIG Entrepreneur des services compétitifs et de qualité en
matière de gestion déléguée des contrats d'assurance sur ses marchés clés de
l'Union Européenne », explique Serge Callet, responsable du pôle assurance
d'Accenture.
Décennal, l'accord de gestion déléguée, vise à réduire les
coûts d'exploitation. Son prix n'en est pas moins non négligeable puisqu'il
atteint 100 millions de dollars. Article parut dans l'Argus de
l'Assurance
Prud’hommes : les syndicats veulent geler
les décrets. Le 22 janvier 2007
Dans un bel élan unitaire, les unions régionales CGT, CFDT,
CFTC, FO, CFE-CGC, UNSA et Solidaires ont demandé hier au gouvernement de ne
pas promulguer les décrets d’application d’une réforme de l’indemnisation de
l’activité prud’homale. Ce texte, inséré dans la loi sur la participation du 30
décembre, prévoit notamment le plafonnement du temps consacré à la rédaction
des jugements. Cela « remettrait en cause la qualité des décisions des conseils
des prud’hommes », ont déclaré les syndicats lors d’une conférence de presse. «
Les conseillers élus devraient rédiger leurs jugements en trois heures, alors
qu’ils ne bénéficient que de six semaines de formation par mandat de cinq ans,
et que les affaires sont de plus en plus complexes », ont-ils ajouté. Les
syndicats demandent l’ouverture des négociations portant, entre autres, sur la
reconnaissance et l'indemnisation de « toutes les activités juridictionnelles
et administratives et des frais de déplacement ». Ils envisagent un
rassemblement « uni-taire » devant le ministère de la Justice à Paris, le 14
février, jour de la Saint-Valentin, pour clamer que « la justice prud’homale
nous l’aimons ».« Le conseiller prud’homal de base n’a pas de greffier pour
rédiger ses jugements », a rappelé AndréLegault (CGC). Les juges pro-
fessionnels peuvent pren- dre « autant de temps qu’il est nécessaire », a
ajouté Jacqueline Becker (FO), soulignant « l’injustice flag- rante » de cette
réforme qui montre un « réel mépris » des prud’hommes. Il y a 271 tribunaux, 14
600 conseil- lers, pour traiter 200 000 affaires par an, a indiqué le
représentant de l’UNSA. « C’est une des juridictions les plus au fait des
questions sociales. » Pour Jamila Mansour, présidente (CGT) du conseil des
prud’hommes de Bobigny, « les conseillers, qui sont élus, n’ont pas toujours
fait des études de droit. Il est impossible pour eux de rendre des jugements de
qualité en trois heures. La seule étude d’un dossier peut prendre plusieurs
heures ». Elle estime que la réforme « traduit un manque de respect pour les
justiciables, qui sont majoritairement des salariés : des jugements de mauvaise
qualité, peu pédagogiques, seront plus souvent frappés d’appel, or nos
jugements sont aujourd’hui confirmés à 70 % par les cours d’appel ». Jamila
Mansour annonce que, « dans l’état actuel des choses, aucun conseiller salarié
ne sera candidat aux présidences de sections ou d’audience lors de l’assemblée
générale qui doit se tenir le 5 février ». Traduction : sans président, les
audiences ne pourront se tenir, « nous allons devoir arrêter les audiences à
Bobigny ».
L'UNSA GENERALI EST
REPRESENTATIVE le 21 décembre 2006
Oui vous ne revez pas après 4 procès de
la Direction main dans la main avec la CFDT, la CGT,la CFTC, et la CGC, nous
avons gagné! Voici la
déclaration lu par Christian MOREL au CCUES:
"L'UNSA GENERALI est représentative sur GPA, GGS et Trieste
tel est la décision du juge du tribunal d'instance de Paris 9ème
rendu ce jour, et ceux, malgré toutes les embûches qui ont été dressées sur
notre route par la Direction aidée de 4 organisations syndicales (la CFDT, la
CFTC, la CGT, et le sncsa-snia). Nous n'avons pas compris que des "syndicalistes"
puissent attaquer en justice d'autres syndicalistes dans le seul dessein de
défendre leurs prés carrés et de surcroît au côté de la Direction. Nous n’avons
pas compris que le SNCSA-CFE-CGC puisse revenir sur leurs engagements et exclure
des salariés, des collègues des commissions et des postes du Comité
d’établissement pour des intérêts bassement politiques. L’excuse qui consiste à
dire que ce sont les confédérations qui ont donné ordre d’attaquer l’UNSA
GENERALI en justice nous conforte dans notre choix d’avoir créé un syndicat
Autonome qui n’a d’ordre et de compte à rendre qu’à ses adhérents. L’éthique
syndicaliste et la Démocratie ne sortent pas grandies par de telles prises de
positions.
Notre seul but est de défendre nos
collègues, de militer pour une amélioration des conditions de travaille nous ne
pouvons qu’espérer que vous partagiez ce but.
Le passé est le passé et devant tous les
bouleversements qui nous attendent, la politique de l’UNSA GENERALI est l’unité
syndicale. Nous devons savoir arrêter toutes les guerres de clocher et autres
disputes intestines qui nuisent à la défense des salariés. Nous avons des
batailles à mener, mais il ne faut pas se tromper d’adversaire. Le conflit du
CPE nous a montré que lorsque nous sommes tous unis nous pouvons déplacer des
montagnes. Nos collègues ne comprendraient pas qu’il en soit autrement dans
notre entreprise. Notre porte est ouverte à toutes les organisations syndicales
qui souhaitent œuvrer pour une avancée sociale et à tous ceux qui loyalement
souhaitent travailler ensemble pour notre avenir.
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LE
PLAN DE MODERNISATION DE L’INSPECTION DU TRAVAIL :
Risque de main mise du patronat le 5 décembre
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La
proposition d’instaurer des sections d’inspection spécialisées (risques
SEVESO, industries agroalimentaires, bâtiment, automobile etc…), la création
d’emplois « appui ressources méthodes » et de sections non définies
géographiquement mais liées à l’exécution d’un projet…. comporte un risque de
transfert de l’autorité administrative sous la coupe du patronat.
Ainsi se voient confirmer les craintes manifestées par plus de 800 agents
lors des états généraux qui se sont tenus à Paris en mars 2006 suite à la
présentation, par le Ministre, du plan de modernisation de l’inspection du
travail.
L’UNSA est soucieuse de garantir la protection des salariés et donc une
inspection du travail indépendante au sens de l’OIT. L’UNSA ne rejette pas
pour autant toute idée d’évolution dans un monde économique plus incertain
Par ailleurs, l’UNSA exige des mesures de protection accrue pour les
personnels de l’inspection du travail et ses corps de contrôle dans le cadre
d’une meilleure relation avec le monde du travail.
L’UNSA tient à rappeler le rôle indispensable joué par l’inspection du
travail pour avoir une vision équilibrée de l’action publique dans le respect
de l’ordre public social sur le territoire national.
Elle demande par conséquent que :
• les moyens alloués respectent les engagements pris
initialement par le Ministre pour garantir l’indépendance, le caractère généraliste
et territorial de l’action de l’inspection du travail.
• l’inspection du travail ne soit pas fragilisée par une
possibilité de pressions des branches professionnelles soucieuses d’adapter
localement le droit pour échapper aux règles communes.
• la méthode concurrentielle entre les régions ne soit pas
encouragée pour « décrocher » le plus d’emplois puisque 60 postes
d’inspecteurs et 120 postes de contrôleurs figurent au budget de 2007, mais
sans aucun poste supplémentaire de secrétariat.
Monsieur le Ministre, commémorer le centenaire du Ministère ne suffit pas !
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 068
- 2006
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du : 30/11/2006
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Dominique de
Villepin plaide pour des syndicats "les plus légitimes possible"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 05.12.06
| 12h32 • Mis à jour le 05.12.06 | 12h49
Sur la base d'un avis du Conseil économique et social
(CES), remis mardi 5 décembre au gouvernement, le premier ministre, Dominique
de Villepin, a annoncé la préparation d'un avant-projet de loi sur la
représentativité des syndicats. Le CES recommande de modifier les règles de
la représentativité pour l'asseoir sur les résultats des élections
professionnelles.
Mardi 5
décembre, Dominique de Villepin a demandé à ses ministres de l'emploi et du
travail, Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, "de travailler avec l'ensemble des organisations
sociales et professionnelles" à un
avant-projet, sans préciser de calendrier. "L'avis qui m'a été remis
aujourd'hui propose de modifier les règles de la représentativité syndicale
en actualisant l'arrêté de 1966. J'y
suis personnellement favorable, car je crois que c'est la
meilleure façon de renforcer la légitimité des corps intermédiaires",
a-t-il déclaré.
"RÉALITÉS HISTORIQUES DU MODÈLE SOCIAL"
La représentativité syndicale est actuellement régie par
un arrêté de 1966 qui confère aux cinq centrales historiques, CFDT, CGT, FO,
CFTC et CFE-CGC, une "présomption irréfragable de
représentativité". Elles bénéficient notamment du droit à participer
aux négociations interprofessionnelles. L'avis du Conseil économique et
social, intitulé "Consolider le dialogue social" et remis mardi par
son président, Jacques Dermagne, propose de fonder désormais la
représentativité sur des choix exprimés par les salariés lors de
consultations électorales.
"Les discussions qui s'engageront doivent permettre
de régler toutes les questions qui restent ouvertes : sur quelles élections
fonder la représentativité, quel seuil faut-il retenir", a ajouté le chef du gouvernement. "Ce sont des
interrogations majeures sur lesquelles nous devons encore rapprocher les
points de vue."
Enfin, M. de Villepin a dit avoir "bien
conscience" que la question de la représentativité est un "sujet
difficile, qui renvoie à des réalités historiques de notre modèle
social". Il a néanmoins estimé qu'il "serait irresponsable
de ne pas les adapter au temps présent". "Si nous voulons
des syndicats forts, capables de représenter l'ensemble des salariés, nous
avons besoin des syndicats les plus légitimes possible, et ce aux yeux de
tous les Français. Ma conviction, c'est que nous pouvons désormais
changer la donne et consolider la représentativité des syndicats dans notre
pays", a-t-il insist
La CGT et la CFDT ne veulent pas d'impasse sur la représentativité
LE MONDE | 04.12.06 | 13h43 • Mis à jour le 04.12.06 | 13h43
Pour la première fois depuis qu'ils occupent les postes de
secrétaires généraux de la CFDT et de la CGT, François Chérèque et Bernard
Thibault vont faire bataille commune. Ensemble, lundi 4 décembre, ils devaient
demander que la réforme des règles de représentativité soit inscrite dans la
loi sur la modernisation du dialogue social examinée à l'Assemblée nationale à
partir de mardi.
Ils s'appuient sur l'avis du Conseil économique et social
(CES), adopté à une large majorité (132 voix pour, 57 contre et 8 abstentions)
mercredi 29 novembre. Cet avis préconise notamment le recours à des élections
pour asseoir la représentativité des syndicats sur leur audience réelle. Le
président du CES, Jacques Dermagne, a lui-même suggéré que le projet de loi
soit amendé en ce sens.
MM. Chérèque et Thibault ont écrit, lundi, aux présidents de
chacun des groupes parlementaires pour leur demander de présenter et de voter
un amendement organisant la réforme de la représentativité.
Cette dernière serait assise sur des élections
professionnelles à un tour, se déroulant dans toutes les entreprises et
auxquelles pourraient se présenter les organisations disposant d'une existence
légale. Les résultats compilés à période régulière permettraient de déterminer
la représentativité de chaque organisation, par branche, région ou
nationalement.
Les deux secrétaires généraux souhaitent que des
négociations soient ouvertes pour définir les modalités de cette réforme, afin
de mettre en œuvre le processus "au plus tard au 1er janvier
2010".
M. Thibault ne veut pas croire que le gouvernement ignorera
cette proposition, "alors que c'est le premier ministre lui-même qui a
commandé au CES un rapport sur la représentativité syndicale". M.
Chérèque estime qu'"il sera difficile, pour le prochain parti au
pouvoir, comme pour le gouvernement actuel, de contourner la CGT et la CFDT
ensemble". Il indique cependant que le ministre délégué à l'emploi,
Gérard Larcher, lui a confié "ne pas vouloir accepter un amendement à
sa loi". Il est en effet possible que le gouvernement ne veuille pas
bouleverser la donne à quelques mois de l'élection présidentielle et aviver la
colère du Medef et de FO, de la CFTC et de la CFE-CGC, qui sont farouchement
opposés à une modification des règles. Interrogé par Le Monde, M.
Larcher juge "prématuré de passer par un amendement". "Il
faut, en partant de l'avis du CES, engager une procédure de dialogue, de
négociation sur les règles de représentativité", indique-t-il.
"MOINS LÉGIFÉRER"
Le projet de loi soumis par le gouvernement fait donc pour
le moment abstraction de cette question. "Le texte a l'humilité des
grandes ambitions", commente Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi.
En deux articles, le projet prévoit une procédure de concertation et de
négociation avant toute réforme du droit du travail.
Pour la présidente du Medef, Laurence Parisot, l'essentiel
est que "cette loi permette, à l'avenir, de moins légiférer",
en privilégiant les accords entre partenaires sociaux à la loi.
Pour les partisans d'une refonte du système, l'ambition
exprimée par Jacques Chirac, le 10 octobre, devant le CES, de "fonder
une culture de la négociation, du compromis et de la responsabilité"
risque d'être affaiblie si elle ne s'accompagne pas d'une vérification de la
représentativité réelle de chacun des acteurs.
La CGT et la CFDT, entre autres, veulent ainsi profiter du
débat parlementaire pour définir la place des instances de concertation, la
légitimité des organisations signataires et les conditions de validation des
accords.
presse AFP-MAIL :
Social-syndicat-représentativité,LEAD le 21 novembre 2006 (très important)
Refonte de la représentativité syndicale
proposée par une commission du CES
PARIS, 20 nov 2006 (AFP) -
Une commission du Conseil économique et social (CES) a adopté lundi soir un
projet d'avis proposant une refonte des critères de la représentativité
syndicale qui sera soumis au vote de l'institution mercredi 29 novembre, a-t-on
appris d'un participant.
Saisi au printemps par le Premier ministre, le
CES doit rendre un avis sur la validité des accords collectifs, la négociation
collective dans les PME et le financement des syndicats. Il doit aussi se
prononcer sur la représentativité des syndicats, dont les critères sont fixés
par un arrêté datant de 1966.
Composée des organisations syndicales,
patronales, associations et mutuelles membres du CES, la commission a adopté ce
projet d'avis à l'issue d'un vote, par 18 voix pour (dont CGT, CFDT, UNSA, UPA), 4 contre (FO, CFTC, UNAPL),
2 abstentions (CFE-CGC). Le Medef et la CGPME (employeurs) n'ont pas participé
au vote. Le texte propose d'abroger l'arrêté de 1966 qui confère une "présomption irréfragable de
représentativité" aux seules CGT, CFDT, FO, CFE-CGC etCFTC, ce qui
leur donne le droit de négocier les accords collectifs, de désigner des
représentants syndicaux dans les entreprises et des candidats au premier tour
des élections professionnelles.
Le projet d'avis suggère à la place
l'instauration d'une "représentativité nationale" assise notamment
sur le résultat d'élections auxquelles pourraient participer l'ensemble des
salariés.
La commission propose également une réforme des
critères de validité des accords collectifs, signés entre organisations
syndicales et patronales au niveau interprofessionnel, des branches
professionnelles et des entreprises.
Elle suggère "d'aller vers une approbation
majoritaire par les salariés des accords qui les concernent", c'est à dire
avancer vers un système où ne seraient valables que les accords signés par des
syndicats représentant une majorité des salariés.
Depuisla loi Fillon du 4 mai 2004, un accord
collectif peut être valide s'il ne fait pas l'objet d'une opposition de la
majorité des syndicats, ce qui correspond au "droit d'opposition
majoritaire". "Animé par un soucis de pragmatisme", selon la
lettre du projet d'avis, la commission propose néanmoins "dans un premier
temps" de passer de ce droit d'opposition majoritaire à une approbation
par "majorité relative". Pour être validé, un accord devrait être
signé par des syndicats représentant la majorité relative des salariés, une
"phase transitoire", selon la commission, avant la mise en place d'un
système d'accord majoritaire.
Le projet d'avis sera présenté mardi 28
novembre en séance plénière du CES qui votera sur le texte le lendemain.
pn/DS
Un
syndicat menace de saisir les biens d’un autre syndicat ! le 16 novembre
2006
L’Observatoire
de la Démocratie Sociale et des Libertés Syndicales, lors de son colloque sur
la démocratie sociale et la représentativité syndicale qui s’est tenu le 6
novembre 2006 à PARIS, a proposé que l’arrêté du 31 mars 1966 sur la
présomption irréfragable de représentativité, limitée à cinq confédérations,
soit abrogé. Les confédérations syndicales se sont prononcées majoritairement
en faveur de cette abrogation. Dès lors, l’Observatoire de la Démocratie
Sociale et des Libertés Syndicales a invité l’ensemble des confédérations
syndicales à observer une trêve judiciaire dans l’attente de la modification
des règles de représentativité, suggérant qu’aucun contentieux nouveau ne soit
introduit et qu’en ce qui concerne les jugements rendus allouant une indemnité
en remboursement des frais et honoraires d’Avocat aux syndicats demandeurs, ils
ne soient pas exécutés.
Or,
l’Observatoire de la Démocratie Sociale et des Libertés Syndicales vient d’être
informé qu’un commandement aux fins de saisie-vente a été signifié par voie
d’huissier le 7 novembre 2006, à la requête de la Fédération des Services CFDT,
à la Fédération des Banques, Assurances et Sociétés Financières UNSA portant
sur un montant de 800 € et menaçant, à défaut de paiement, de procéder à une
saisine des biens mobiliers.
L’Observatoire
de la Démocratie Sociale et des Libertés Syndicales considérant comme
consternant de telles poursuites judiciaires, car offrant une image de division
syndicale peu propice à renforcer et à rendre crédible le mouvement syndical,
demande expressément à la Confédération CFDT et à la Fédération des Services
CFDT de mettre un terme aux poursuites judiciaires.
Patricia REJNERO
Attachée de presse
01 48 18 88 58 / 06 75 07 89 84
Fax : 01 48 18 88 90
Mail : obervatdemocsociale@yahoo.fr
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Medef : retour vers le passé (le 9
novembre 2006)
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La
présidente du Medef affiche la couleur : il faut supprimer la loi sur les 35
heures, généraliser le CNE (Contrat Nouvelle Embauche), en finir avec la
durée légale du travail et pouvoir mettre fin au contrat de travail par
consentement mutuel. Rien que ça.
Si de telles propositions étaient retenues, c’est à un retour vers le XIXème
siècle et la conception civiliste des rapports entre salarié et employeur
auquel on assisterait. Ce serait des dizaines d’années de progrès social
durement conquises par les conquêtes syndicales qui seraient rayées d’un
trait de plume. Ce sont la plupart des garanties autour du contrat de travail
qui seraient supprimées.
En chaussant les bottes du tandem Seillière-Kessler et en voulant rééditer
l’épisode de la refondation sociale, Laurence Parisot, présidente du Medef
inscrit son action dans une ligne ultra-libérale que l’UNSA ne peut que
dénoncer.
Pour l’UNSA, la rencontre de ce jour entre le Medef et cinq confédérations
relève davantage d’un exercice de communication que d’une réelle volonté de
dialogue et on ne voit mal ce que le salariés ont à y gagner.
Au moment où les négociations sur un nombre important de sujets sont au point
mort - sur la pénibilité notamment - et alors que le Medef souhaite vider le
texte sur le dialogue social de tout contenu, le Medef apparaît de plus en
plus comme un adepte du double langage.
L’UNSA ne peut que dénoncer une telle attitude défavorable à des relations
sociales apaisées.
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Elections au C.E. de TELEASSURANCES:
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Titulaires
C.E.
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Suppléants C.E.
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Syndicat
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élus
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Syndicat
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%
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voix
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élus
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SAP UNSA
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29,7
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111
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2
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SAP UNSA
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27,7
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103
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2
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