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Prévisions économiques pour 2005 – 2006 / chiffres utiles (Établies en février 2006) Les prévisions évoquées ci-dessous résultent de la synthèse d’observations réalisées par des organismes de conjoncture indépendants (non gouvernementaux). Situation mondialeLes taux de croissance de la production les plus élevés dans le monde continuent de conserver les pays de l’Europe de l’Est (en tout 19 pays dont les 8 de l’Union européenne) : 5,4 % en 2006 puis 5,3 en 2007. Ce sont ensuite les pays de la zone asiatique qui sont les plus productifs (4,3 et 4,2 %), la Chine est bien sûr concernée, mais aussi de nouveau le Japon. L’Amérique du sud, avec 4,1 puis 3,7 continuerait de devancer le bloc Etats-Unis – Canada qui pour sa part passerait d’un taux de croissance de 3,2 en 2006 à un taux de 3,0 en 2007. Quelle qu’en soit la déclinaison géographique : euro-zone, Europe élargie ou Europe occidentale (incluant la Norvège et la Suisse), la zone « Europe » demeure à la traîne avec une croissance d’environ 2,1 % en 2006 qui devrait même, selon le prévisionnistes, se contracter encore en 2007 avec un taux moyen de croissance se situant autour de 2,0 %. Situation économique de la zone euro Les prévisions concernant la zone ont fini par rejoindre le bas de la fourchette des estimations de croissance après un dernier trimestre 2005 décevant confinant la croissance de la production à un modeste 3 %. Néanmoins, les prévisions concernant la production industrielle affichent de meilleures perspectives dues à un possible redémarrage de l’Allemagne, comme on le sait l’un des poids lourds de la zone. C’est d’ailleurs le pays qui affiche les retournements les plus marquants car, à la reprise de l’activité productive, s’ajouterait une consommation des ménages soutenue, voire en hausse, après des années de stagnation. Cet accroissement de demande serait aussi conforté par un succès accru des exportations allemandes : ceci explique sans doute que le moral, tant des ménages que des entreprises, redevienne optimiste ! Le contraste s’accentue avec ses deux grands partenaires, France (voir ci-après) et Italie dont les perspectives sont plus décevantes. L’Italie, en particulier devrait voir son taux de croissance stagner aux alentours de 1,3 % en 2006 et 2007. Au total, le taux de croissance de la zone euro serait de 2,0 % en 2006 (+/- 0,2) et 1,8 % en 2007 (+/- 0,3). L’inflation demeurerait maîtrisée pour l’ensemble de la période à 2 %, mais malgré cela et une très légère amélioration des salaires horaires (2,4 puis 2,5 %), le taux de chômage ne diminuerait que lentement passant de 8,3 % (+/- 0,3) en 2006 à 8,0 % en 2007 (id). On peut remarquer que les investissements privés productifs reculeraient d’un taux de croissance de 3,3 % en 2006, ce qui est déjà bien faible pour rattraper le retard accumulé, à un taux de 2,9 % en 2007 (avec des marges d’erreur cependant élevées +/- 0,5 et 0,7). Les dépenses publiques iraient dans le même sens : 1,6 puis 1,4 %, ce qui aura un impact négatif sur la demande intérieure. Les mêmes causes produiront encore les mêmes effets… Situation économique française En France, selon les prévisionnistes, la faiblesse de l’industrie alliée aux incertitudes de la consommation des ménages expliquent à eux seuls la révision à la baisse des prévisions de croissance. En effet, la production industrielle a marqué un spectaculaire retournement avec un taux de croissance ramené brutalement à 0,7 % en décembre après un taux de 2,5 en novembre. La chute de décembre s’explique essentiellement par celle du marché de l’automobile (- 4,5 %). Cette situation s’est trouvée aggravée parallèlement par une perte de compétitivité extérieure engendrant une baisse des exportations, en particulier à destination des partenaires européens. Le sursaut de consommation intérieure observé en décembre semble se tarir, notamment face à la lenteur du reflux du chômage, baisse que les analystes attribuent davantage à l’impact des mesures gouvernement les qu’à la création nette d’emploi. Ceci expliquerait que le moral des ménages demeure circonspect. Les prévisions pour 2006 puis 2007 : 1,9 (+/- 0,2) puis 2,0 (+/- 0,3) en ce qui concerne la croissance de la production, mais seulement 1,8 pour l’industrie. La consommation des ménages (2,0 – 2,1 %) et les investissements des entreprises (3,4 %) resteraient constants sur la période. Si l’on peut attendre un léger regain de pouvoir d’achat c’est uniquement de la maîtrise de l’inflation : 1,7 puis 1,6 %, car les salaires horaires, après une hausse de 2,7 % faibliraient en 2007 (2,6 %). Le taux de chômage passerait de 9,4 % en 2006 à 9 à en 2007 (+/- 0,2 et 0,3). On notera sans surprise que certains analystes du panel consulté attribuent ce maigre succès au fait que les mesures de flexibilité du marché du travail, malgré les derniers « progrès » accomplis, sont encore insuffisantes !! Indice des prix à la consommation pour janvier 2006 - France entière (y. c. DOM) ; base 100 en 1998
Indice de référence des loyers : 103,07 (+2,30 %) - 3ème trimestre 2005 – Parution JO le 18/01/2006 Demandes d’emploi (DE) de catégorie 1
Inscriptions à l’ANPE
(1) Variation sur les 3 derniers mois par rapport aux mêmes 3 mois de l’année précédente Chômage de longue durée
Chômage indemnisé
Offres d’emploi déposées à l’ANPE
Taux de chômage en France et à l’étranger - novembre 2005
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